Archives pour la catégorie “S&D - Médias numériques”


Une histoire à rebondissememts que celle de la rédaction de 20 minutes cet été. Tout commence par le licenciement de Johan Hufnagel, rédacteur en chef de la partie internet du journal, pour des motifs très peu clairs.

S’en suit une grêve de la rédaction (plutôt rare pour un journal comme celui-ci), puis une reprise du travail suite à une rencontre avec le propriétaire norvégien du titre, manifestement plus “adroit” que sesreprésentants français.

Dernier rebondissement en date : un texte ressemblant à une motion de défiance (même si la rédaction s’en défend) envers le PDG français Pierre-Jean Bozo, texte dénonçant “le manque d’écoute entre la direction et l’équipe, ainsi que le flou de la ligne rédactionnelle”.

Vous trouverez des articles en parlant ici et , ou encore .

Pour ma part, vu de l’extérieur la situation semble plus relever d’une tension très grande la direction et ses équipes que d’un simple licenciement. L’ambiance semble loin d’être rose à 20 minutes, et le départ de Hufnagel est l’étincelle qui a mis le feu aux poudres.

Ce que j’ai du mal à saisir, c’est la faute qui est imputée au licencié : il aurait soit disant eu des mots avec la direction, les aurait insultés… Oui mais pourquoi cela ? A cela, personne ne répond. La situation ne soit pas être nouvelle, et si la rédaction le soutient, c’est qu’il doit les protéger. Mais de quoi ? D’une pression commerciale trop forte, ayant un impact sur l’indépendance de l’information délivrée et le travail des journalistes ? D’une polyvalence papier/web de plus en plus forte menant à des économies d’échelles ayant un impact en termes de qualité de travail ?

Comme quoi, même dans un média qui se veut “presse nouvelle génération”, les conflits très classiques existent et persistent.

Comments Pas de commentaire »

Ce qui est bien en été, c’est que l’on a plus de temps pour soi, et donc pour faire les choses que l’on n’avait pas eu le temps de faire jusqu’à présent.

Exemple pratique : le test du livre électronique Iliad distribué par Orange (voir notre article sur la Collection) et les Echos. On vous le montre sous toutes les coutures, avec ses avantages mais aussi ses défauts (dont un magnifique “effet Bonaldi” sur la fin, c’est du direct ! :) ).


Comments 2 commentaires »

Ils ont osé revenir ! Stan Baté et Dam Ned ne pouvaient rester muets plus longtemps face à la déferlante de news et autres informations de première catégorie dont Facebook nous abreuve.

Un Facebook 24 spécial été avec la participation involontaire et non-voulue de guest-stars venues de la galaxie blogs : Ravana, Gonzague, Jeff Ruiz, Benjamin H2, Seb Teuteu, Mr Dream, Eric Dupin, Pierre SPV, Charles Liebert, Phil Jeudy, Franck Giiks, Mikiane, Olivier Martinez… et aussi des révélations des prochains buzz de Heaven, Passage Piéton, YouToYou

DECOUVREZ LA PAGE SPECIALE FACEBOOK24


Comments 10 commentaires »

Oui, chez Stan&Dam, c’est pas parce qu’il fait chaud qu’on s’endort sur nos claviers :)

Vous croyez un max aux possibilités qu’apportent le numérique aux nouveaux médias, cette annonce est pour vous !

Dans le cadre d’un beta testing de radios personnalisables qui verra le jour à la rentrée, on recherche des personnes motivées et passionnées de musique afin de créer la leur.

Le projet étant sous confidentialité merci de laisser un commentaire avec une adresse où vous joindre, S&D feront suivre à la personne concernée :)

Comments 20 commentaires »

Ca commence à bien donner la plateforme de l’ami Le Meur… Le tuto du jour : comment créer un widget pour Seesmic.

Pour cela il vous faut utiliser Sprout (oui le nom n’est pas tiptop…), un outil assez magique qui permet de créer en ligne ses widgets (mais aussi mashups, bannières…) Flash pour MySpace, Facebook, Bebo, Friendster, Blogger, Typepad…

 

 

Comments Pas de commentaire »

Que faites vous ce samedi 7 juin ? Si vous êtes passionnés de vidéo et que vous êtes sur Paris, il vous faut être au VideoCamp2 organisé par Philippe Jeudy et Mathieu Coste. Ca se passe à la Cartonnerie (159 rue Saint Maur Paris 11).

Au programme, de nombreuses tables rondes autour des usages, de la production, des nouveaux formats… Tout est ici.

Et comme c’est un BarCamp, vous venez avec vos idées, vos sujets, vos projets, et vous partagez avec tous dans la joie et la bonne humeur (et je fais confiance à Phil pour cela !).

Stan&Dam y seront… une vidéo “comme si vous y étiez” serait-elle à prévoir ? :)

Comments Pas de commentaire »

L’actualité est bien pauvre (non on ne va pas se petit suicider - référence les nuls, celui qui trouve gagne une surprise)

Mais, l’inénarrable Ouriel Ohayon, nous parle de la plateforme le KIOSQUE (après REPLAY), un article passionnant sur l’avenir de la presse et surtout sur l’émergence d’une sorte de licence globale pour la lecture de magazine.

De quoi enfin faire décoller le e-paper ?

LeKiosque.fr veut révolutionner la lecture de magazines de presse, sur internet

Comments Pas de commentaire »

Plusieurs indices concordent depuis quelques jours sur le net, et le MIPTV en est le révélateur : Orange a décidé de passer le cap et de se muer en groupe de médias à la fois diffuseur, producteur et concepteur de formats.

C’est Bakchich qui lève le voile le premier sur cette mutation (qui pourrait faire penser à celle de Vivendi au temps du Web 1.0, mais en moins précipité) attendue pour demain, sous le nom « Inventer une nouvelle expérience de l’audiovisuel ».

En clair, Orange enterre le “télécom” pour devenir un groupe uniquement “télé”, fortement orienté vers les médias numériques et la production audiovisuelle. Outre les premiers films de sa filiale Studio 37 et des chaines sur le bouquet Orange ADSL (comme Orange Sports), Orange mise sur trois axes :

  • sortir des canaux télécoms afin de devenir “Content Everywhere”, et ne pas hésiter à investir de nouveaux territoires comme le mobile (avec le DVB-H, la TNT nomade) et le satellite (chasse gardée de Vivendi), au risque de voir les accords avec Canal Plus se tendre ;
  • investir dans la production via des structures adhoc (comme Studio 37) ou dans les droits de diffusion (football), afin de s’arroger des exclusivités et nourrir tous les écrans du Groupe ;
  • passer des accords stratégiques avec des acteurs du marché comme Warner Bros ou Fidélité, et ainsi lancer des chaines pluri-écrans (télé, mobile, ordinateur) comme Orange cinema séries ou VOD.

Pour boucler la boucle, on pouvait se demander il y a peu pourquoi Orange lachait PagesJaunes et ses participations dans TDF, mais gardait Viaccess (décodeurs numériques) et Globecast (diffusion satellite) : les choses sont désormais claires, le satellite est la “nouvelle frontière” de la marque, qui va peut-être ainsi pouvoir accélérer le déploiement d’offres sur les pays où elle est présente.

Orange n’est pas le premier acteur du marché à vouloir se lancer dans une stratégie “multi-content / multi-devices” : Vivendi, Time Warner… ont essayé avant, en vain. Ce qui est intéressant, c’est le sens pris par toutes les pièces du puzzle amassées depuis 2002 (des contenus à GOA jusqu’à la diffusion, et maintenant la prise de position dans la production). A l’époque d’ailleurs des rapprochements Wanadoo-francetélévisions et des prises de participation dans TPS avaient été envisagées, en vain.

Encore plus intéressant, le chemin parcouru par un “acteur historique” des PTT vers une stratégie tout numérique : nous sommes face à un vrai cas d’école de mutation de culture d’entreprise. A mon sens, le timing est bon, mais est ce que les usages et le marché sont prêts ?

La consommation de médias explose, mais c’est la consommation “asynchrone” qui fait de plus en plus sens aujourd’hui. La vraie révolution ne sera pas d’être présent sur plusieurs canaux en même temps pour y voir la même chose, mais de pouvoir proposer des contenus adaptés (selon les circonstances d’usages et les supports) de manière synchronisée : par exemple, commencer un film sur la télé, continuer en “time-shift” sur son mobile, proposer des contenus dont les caractéristiques et l’intéractivité peuvent différer d’un écran à un autre…

Dernière pierre à l’édifice : les communautés et le UGC. Quelle place pour cette expression spontanée ? La stratégie industrielle proposée ici relève d’un opérateur de type TF1 du numérique (en termes de force de frappe), mais comment va-t-elle s’interfacer avec la vitalité du web, voire l’enrichir ? Et le veut-elle vraiment ? Peut-être qu’un accord avec un YouTube, un Eyeka ou un DailyMotion (comme Neuf) pourrait-être le début d’une réponse, mais celle-ci n’est que partielle, car périphérique au coeur du sujet.

PS : cet article n’est pas un “publi-reportage” mais une analyse personnelle. Et je ne cache pas travailler pour Orange ;)

PPS : je vous conseille la lecture de cet article qui vous permettra de bien saisir tous les enjeux des évolutions autour de la télé et du numérique. Sans oublier celui-ci sur les medias 2.0.

Comments 7 commentaires »

Preuve que le baladeur du même nom est un succès planétaire, Microsoft annonce qu’il lancera en 2009 une offre de jeux et de musique pour… mobile ! Comme quoi, il n’y a pas que Nokia qui recycle ses noms en plateforme multi-contenus (N-Gage, rappelez vous).

La plateforme de téléchargement s’appellera donc Zune, du nom de l’actuel baladeur numérique WiFi de Microsoft. Certes, Microsoft parle de mobile, mais il faut surtout y voir la création d’un catalogue mondial dépassant les frontières de son baladeur pour s’étendre à d’autres terminaux. Une manière de couper l’herbe sous le pied du duo iPhone/iPodTouch ?

Lire la suite »

Comments Pas de commentaire »

C’est le double effet KissCool : on apprend une nouvelle, et peu de temps après la vérité sur celle-ci, encore plus surprenante.

Premier effet (désagréable) : Stage6 ferme.

Cette plateforme lancée en janvier 2007, sorte de YouTube dévoué au format DivX, était une vitrine non commerciale conçue pour vanter les mérites du codec bien connu en version HD.

La société DivX Inc. précise les raisons : « Après avoir exploré différentes options stratégiques dès juillet 2007, la société a décidé de se concentrer ses ressources sur son activité majeure, à savoir la licence de technologie DivX ».

Elle explique ne plus disposer des ressources financières nécessaires pour assurer le service, qui a pris de l’ampleur très rapidement. On parle de 1M$ par mois en bande passante (CDN - Content Delivery Networks) : intenable à moyen -terme sans cannibaliser d’autres ressources. Certains supposent derrière cette raison officielle des problèmes de droits : comme ses concurrents, Stage6.com hébergeait son lot de contenus protégés par le droit d’auteur, et rediffusés illégalement sur d’autres sites comme Joox.

Deuxième effet (Deus Ex Machina) :

C’est Techcrunch qui semble tenir “la” (une ?) vérité : c’est une sombre raison d’egos qui aurait tué Stage6. En résumé, une option de vente de Stage6 aurait été envisagée par Divx (avec propriété de 20% des actions), scénario idéal qui aurait permis de se débarrasser des coûts de CDN, et de toucher de l’argent via des retombées publicitaires. Or, une bataille interne de personnes aurait poussé l’équipe de Stage6 a partir afin que DivX Inc reste seul maitre à bord. Avec le résultat que l’on sait.

Epilogue

Au final, c’est la mort du seul site réellement en HD à laquelle on vient d’assister (je ne parle pas de Vimeo ou Dailymotion qui ont encore du travail sur le sujet), qui aurait pu vraiment assoir le format comme autre chose que “le format préféré des pirates”.

Cela affaiblit de fait l’écosystème DivX qui a du mal a trouver ses marques face à ses concurrents (notamment le MPEG4 H264, par charité je ne parlerais pas du WMV HD) : bien qu’intégré à de nombreux supports comme les appareils photos numériques ou les platines DVD, le DivX manque cruellement de contenus officiels et en nombre suffisants pour faire pencher la balance en sa faveur. Or Stage6 était un maillon de cette chaine, une expérience de production communautaire haut de gamme. Raté.

Comments 2 commentaires »