Vendredi dernier, vous ne faisiez pas partie des happy few qui avaient reçu leur invitation pour les Craypion d’Or 2010 ? C’est avec plaisir que je vous fait partager cette magnifique vidéo gonzofficielle faite avec mes mimines, petit cadeau de Noël perso avant l’heure. Je me suis musclé le bras durant une heure rien que pour vous chers amis lecteurs, encore heureux que ma <pub> Kodak Zi8 </pub> ne soit pas trop lourde
Merci encore à toute l’équipe des Craypion, à commencer par Henry Michel sans qui le web serait (vraiment) bien triste.
Et comme dirait Mry : « les Craypion, c’est bath’ ». Je plussoie.
Vendredi 17 décembre, la première Cérémonie des Craypion d’Or s’est déroulé à Paris, au club Le Globo, dans une ambiance chaleureuse et néanmoins déconnectée, le réseau internet et téléphonique ayant été coupé dans la salle grâce à la technologie Craypion Quiet.
Lancé début octobre, le site lescraypiondor.com a permis aux internautes de proposer des sites ou des créations web venus d’ailleurs, aux couleurs chatoyantes et au look qui pique les yeux. Sans moquerie mais avec une franche sympathie, les sites nominés dans diverses catégories (meilleur blog, site politique, site d’entreprise, etc.) ont recueilli pendant plusieurs semaines les votes du public.
Voici le palmarès complet, à retrouver avec liens + descriptifs sur lescraypiondor.com :
Site d’entreprise de l’année Soirée Fiesta
Le Craypion d’Or 2010 est remis au site ayant recueilli le plus grand nombre de votes. Il revient cette année au site du village de Maisey-Le-Duc, 108 habitants, situé à 80 km de Dijon. Véritable outsider à la base devancé par le site Désirs d’avenirs de Ségolène Royal, ce site au coeur d’une lutte fratricide entre villages du Chatillonais bien couverte par la presse locale n’a pas volé sa victoire.
Avec une élégance rare, Paul Brossault, maire du Maisey-Le-Duc, et accessoirement mari de la talentueuse webmaster du site, est monté sur scène recevoir le prix du Craypion d’or du meilleur site institutionnel, puis celui du Craypion d’Or 2010. «Pour nous, c’est un peu l’apothéose», a-t-il déclaré devant les plus de 200 personnes de l’assistance, ajoutant que le gain en notoriété serait appréciable.
Le retour de la Pause ! Elle qui aime tant les chansons à prendre au 40e degré, en voici une dont l’auteur et l’interprête ont préféré se faire oublier, allez savoir pourquoi…
Point fort : l’Afrique Noire reconstituée dans un champ de blé en région parisienne.
Nous étions invités hier soir par Paris Première à la remise des Gerards du cinéma au Théatre Michel, à Paris. Un très grand moment pour tous les amoureux du (mauvais) cinéma, dont je fais partie depuis des années : car pour savoir ce qui est bon il faut aussi connaître ce qui est mauvais. Une vraie philosophie de vie.
Des surprises et quelques évidences dans les lauréats, le tout soutenu par une ambiance surchauffée (au sens propre du terme), des invités spéciaux (mais aucun nominé malheureusement, allez savoir pourquoi), et des animations à couper le souffle (telles ces magnifiques chorégraphies, hommages au pétillant Louis de Funès et ses films endiablés).
Des évidences…
Commençons par les votes dont l’évidence crève l’écran.
LeBaltringue (dont nous avions fait une critique pleine de mauvaise foi) s’arroge haut la main le « Gérard de la grosse comédie qui tache comme on en tournait du temps des Charlots avec Paul Préboist et Alice Sapritch, sauf qu’on est en 2010″ (2 écrans à Paris et 40000 entrées en France), sans compter Philippe Cura (Caméra Café) qui auto-flingue à bout portant sa carrière cinématographique.
Kad Merrad remporte le « Gérard de l’acteur que c’est pas qu’on l’aime pas, mais on en a un peu marre de voir sa gueule partout » sur le vote du public de 20 Minutes (et on ne peut qu’être d’accord, avoir galéré avec Olivier durant 15 ans n’est pas une raison suffisante)
Sandrine Kiberlain gagne avec « Mademoiselle Chambon » le « Gérard du film qui parle d’une meuf qui fait moyennement envie, et du coup le film bah c’est pareil » dont je ne puis résister à vous livrer le pitch qui donne envie :
Jean est quelqu’un de bien : un bon maçon, un bon fils, un bon père et un bon mari. Et dans son quotidien sans heurt, entre famille et travail, il croise la route de Mademoiselle Chambon, l’institutrice de son fils. Il est un homme de peu de mots, elle vient d’un monde différent. Ils vont être dépassés par l’évidence des sentiments.
Côté « Gérard du désespoir féminin » c’est Virginie Effira qui l’emporte. Un peu facile avouons-le, j’espère plutôt la voir aux Gérards de la télévision pour Canal Presque car là ça sera vraiment mérité.
… des surprises…
Les Gérards ont décidé cette année d’inaugurer une catégorie « Identité Nationale » avec le prix de « l’acteur qui vient manger le pain des français » en la personne de Sergi Lopez (Tahar Rahim dans Le Prophète était aussi bien placé).
Et tandis que le « Gérard de l’acteur qui a un nom de maladie » mettait à l’honneur Anna Mouglalis, Michel Symes du journal de la santé sur France 5 ne pouvait s’empêcher de monter sur scène pour donner quelques conseils en cas de crise d’Azema.
Gainsbourg (vie héroïque) avec Eric Elmosnino remporte le « Gérard du film pas nul, mais pas bien. Pas nul, hein. Mais pas bien. Mais pas nul pour autant. Mais pas bien non plus. Mais pas nul. Ceci dit, pas bien. Voyez? ». Personnellement j’aurais misé sur « Erreur de la banque en votre faveur » qui marque un choix artistique fort pour Jean-Pierre Daroussin depuis les fabuleux « Combien tu m’aimes » et « Ah si j’étais riche ».
Choix difficile que celui du « Gérard de Madame la Grande Actrice qui va s’encanailler dans une comédie de ploucs pour casser son image de vieille bourgeoise coincée du cul » qui revient logiquement à Carole Bouquet (en compétition avec Ardant, Merenson et Deneuve) dans « Protéger et servir » qui confirme son goût du grand n’importe quoi depuis son rôle avec Aldo Maccione dans « Travaux » (joli doublé). A quand Juliette Binoche ? (qui a frôlé la nomination à l’époque de « Décalage horaire » avec Jean Réno).
Magnifique doublé de Cinéman (1 étoile presse et public dans Allociné – je vous rappelle qu’il n’est pas possible de mettre zéro étoile…) dans les catégories « Gérard du désespoir masculin » et « Gérard du plus mauvais film » (férocement disputé par Le Baltringue). Pour la bonne bouche, on se revoit la bande-annonce :
… et un scandale
Enfin, le « Gérard du réalisateur qui continue à faire des films en toute impunité malgré un CV déjà passablement chargé » revient à Luc Besson.
Immense erreur que celle du jury des Gérards ! C’est trop évident et dénote une méconnaissance des méfaits de Eric Lavaine avec Protéger et servir (après Incognito, Poltergay…). Quant à Cyril Sebas avec Le Baltringue (après Gomez vs Tavarez…), nous lui disons à l’année prochaine !
En exclusivité et tout chaud sortis du four (avant même Première, Allociné et Morandini réunis, c’est vous dire), voici les résultats officiels et définitifs des Gerard du cinéma 2010 !
Gérard de la grosse comédie qui tache comme on en tournait du temps des Charlots avec Paul Préboist et Alice Sapritch, sauf qu’on est en 2010
Le Mac avec José Garcia
Protéger et servir avec Clovis Cornillac
Le Baltringue avec Vincent Lagaf’
Rose et noir avec Gérard Jugnot
Le Missionnaire avec Jean-Marie Bigard
RTT avec Kad Merad
Gérard de l’acteur qui vient manger le pain des français
Sergi Lopez dans Partir
Monica Bellucci dans Ne te retourne pas
Kad Merad dans RTT
Kristin Scott Thomas dans Partir
Tahar Rahim dans Le Prophète
Benoît Poelvoorde dans L’Autre Dumas
Gérard du film pas nul, mais pas bien. Pas nul, hein. Mais pas bien. Mais pas nul pour autant. Mais pas bien non plus. Mais pas nul. Ceci dit, pas bien. Voyez?
L’Autre Dumas avec Gérard Depardieu
Lucky Luke avec Jean Dujardin
Neuilly sa mère avec Samy Seghir
Erreur de la banque en votre faveur avec Jean-Pierre Daroussin
Tellement proches avec Vincent Elbaz
Gainsbourg (vie héroïque) avec Eric Elmosnino
Gérard de Madame la Grande Actrice qui va s’encanailler dans une comédie de ploucs pour casser son image de vieille bourgeoise coincée du cul
Fanny Ardant dans Trésor
Catherine Deneuve dans Cyprien
Carole Bouquet dans Protéger et servir
Marisa Berenson dans Cinéman
Gérard du film avec des petits chiens ou des grosses chiennes
Bambou de Didier Bourdon avec le chien Valse
Trésor de Claude Berri avec le chien Georges
Bellamy de Claude Chabrol avec Vahina Giocante
Coco avant Chanel de Anne Fontaine avec Audrey Toutou
Gérard de l’acteur qui a un nom de maladie
Anna Mouglalis
Sabine Azéma
Niels Arestrup
Denis Podalydes
Serge Hazanavicius
Roschdy Zem
Gérard du film qui parle d’une meuf qui fait moyennement envie, et du coup le film bah c’est pareil
Mademoiselle Chambon avec Sandrine Kiberlain
La Religieuse portugaise avec Leonor Baldaque
Romaine par moins 30 avec Sandrine Kiberlain
La Reine des pommes avec Valérie Donzelli
Sœur sourire avec Cécile de France
Gérard de l’acteur que c’est pas qu’on l’aime pas, mais on en a un peu marre de voir sa gueule partout
Clovis Cornillac
Kad Merad
François Berléand
Dany Boon
Omar et Fred
Gérard du titre gay
Rose et noir de Gérard Jugnot
Le Vilain de Albert Dupontel
Trésor de Claude Berri
Le Petit Nicolas de Laurent Tirard
Fais-moi plaisir de Emmanuel Mouret
Tricheuse de Jean-François Davy
Ne te retourne pas de Marina De Van
Black de Pierre Laffargue
Les Beaux gosses de Riad Sattouf
Gérard du film vraisemblablement adapté d’un article de Marie Claire
Une Semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) avec Mathilde Seigner
Le Père de mes enfants avec Chiara Caselli
Mères et filles avec Catherine Deneuve
Divorces avec François-Xavier Demaison
Je l’aimais avec Daniel Auteuil
Pour un fils avec Miou-Miou
Gérard de l’acteur dont on espère qu’il aura jamais de premier rôle quand on voit comment il se débrouille avec les seconds
Manu Payet dans RTT
Aure Atika dans Mademoiselle Chambon
Doudi dans Le Missionnaire
Jacky Ido dans Inglourious Basterds
Michèle Bernier dans Thelma, Louise et Chantal
Gérard du réalisateur qui continue à faire des films en toute impunité malgré un CV déjà passablement chargé
Luc Besson avec Arthur et la vengeance de Maltazard (après Angel-A, Le Cinquième élément…)
Jean-Pierre Jeunet avec Micmacs à tire-larigot (après Un Long dimanche de fiançailles, Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain…)
Cyril Sebas avec Le Baltringue (après Gomez vs Tavarez…)
Eric Lavaine avec Protéger et servir (après Incognito, Poltergay…)
Gérard Jugnot avec Rose et noir (après Boudu, Monsieur Batignole…)
Gérard du film que quand tu vas le voir, dans la salle, t’as l’impression d’être dans un wagon du RER D un samedi soir à Villiers-le-Bel
Banlieue 13 ultimatum de Patrick Alessandrin
Les Lascars de Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz
Les Barons de Nabil Ben Yadir
Black de Pierre Laffargue
Neuilly-sa-mère de Gabriel Julien-Laferrière
Gérard de l’actrice dont le mari s’est tellement couvert de ridicule que ses réseaux ne lui permettent plus le moindre rôle, pas même un tapin dans le film de Lagaf’
Arielle Dombasle dans rien
Gérard de l’actrice qui ne bénéficie définitivement pas des réseaux de son beau-frère
Valeria Bruni-Tedeschi dans Les Regrets
Gérard du désespoir féminin
Monica Bellucci dans Ne te retourne pas
Elsa Zylberstein dans La Maison Nucingen
Lio dans La Robe du soir
Virginie Efira dans Le Siffleur
Sophie Marceau dans L’Homme de chevet
Marion Cotillard dans Le Dernier vol
Gérard du désespoir masculin
Franck Dubosc dans Cinéman
Vincent Lagaf’ dans Le Baltringue
Richard Berry dans Le Coach
Jean Reno dans L’Immortel
Sergi Lopez dans Partir
Louis Garrel dans Non ma fille, tu n’iras pas danser
EDIT : je fais remonter ce billet suite à deux autres posts contradictoires essayant de trancher cette épineuse question : nanar ou navet ? J’avais surtout raté que le scénario avait été co-écrit par Chris Nahon (mince quoi, le réal du Baiser mortel du Dragon !), Bibi Naceri (le frérot de Sami), et Fred B. un type qui a osé se cacher derrière un courageux pseudo (je peux le comprendre). Enorme !
Hier soir, je rentrais chez moi après avoir couru derrière le bus (c’est meilleur pour la forme que de monter dedans). Quand, en passant devant un kiosque à journaux, je voyais ça :
Curieux, je fonçais sur allociné pour y voir la bande-annonce. Oui, il y en avait bien une (yeahhh) :
Analyse nanardesque :
Un acteur de sitcom (Philippe Cura de Caméra café),
Un ex-animateur de télé élevé au Club Med et connu pour faire dans la dentelle (Vincent Lagaf’),
Une affiche sur-vendeuse (genre « très gros d’action à moyens qui va t’en mettre plein les mirettes »),
Un réal qui a comme fait d’arme Gomez VS Tavarès (énorme aussi),
Des co-prod inconnus au bataillon,
Une grain d’image de bande-annonce qui tend vers la vidéo HD labellisée téléfilm TF1.
On touche au nivarna du nanars, la combinaison parfaite de tous ces éléments qui crée une alchimie rare et précieuse : un film amoureusement raté, fait avec les moyens du bord, qui fait ce qu’il peut, en essayant désespérement de singer les grosses productions.
Samedi soir, j’ai eu un choc. Je regardais Virgin 17 la soirée des 40 clips les plus ringards, et là : Kimera.
J’ai physiquement senti une sorte de souvenir perdu qui revenait à la surface et sortait de terre tel un zombi qui aurait envie de se faire un jambon beurre.
Bref, j’ai eu un choc et une partie de ma jeunesse est remontée à la surface. Quand je revois le clip j’aurais pas préféré…
Point fort : Rondo Veneziano version coréenne, le maquillage en plus (surtout en version fluo).
Stan&Dam c'est un blog "techno-entertainment" tenu par le 1er couple geek de la blogosphère. On y parle en experts avertis de technologies, gadgets, nouveaux usages, médias numériques, nouveautés web 2.0. Mais aussi cinéma, télé, et surtout on y fait des vidéos exclusives mêlant high-tech et humour. En résumé : on s’y fait plaisir !